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Thierry Lefevre

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 Dans ce grenier, on peut trouver, comme partout, le gros ziboux de Marcel et de Lili des Bellons, la chouette du château de Moulinsart, une ou deux chauves-souris, un vieux coffre abandonné à la poussière et aux toiles d'araignée. En cherchant un trésor, on peut découvrir, sous la poussière, des objets abandonnés, ou des secrets au fond d'un coffre... Tout dépend du jour de la visite.

  Sous la poussière
La Terrible Cuisine de Benjamin
De Bison-Mariné, son grand-père, cuisinier chez les Indiens, Benjamin a hérité une passion dévorante pour la cuisine. Il a inventé ses propres recettes et passe des nuits entières à les réaliser, avec l'aide, souvent involontaire, de son frère. Du Tartare de cauchemar à la Confiture de beau garçon ou au Flan de fille à la vanille, Benjamin propose dix de ses recettes : une cuisine exotique, sportive ou héroïque, mais toujours inventive.

Publié en 1991 avec une belle et provocante couverture de Nicollet, ce premier texte pour la jeunesse a été réédité en 1995 avec une couverture beaucoup plus sage d'Alexandre Lagneau. (Indisponible chez l'éditeur.)
  Ma cousine Carla
Julien est ravi : il va revoir sa cousine Carla, partie vivre en Italie depuis un an. A-t-elle changé ? Va-t-elle le considérer comme un mioche ? Lorsque, enfin, Carla arrive, Julien fait tout pour attirer son attention. Les cerises du jardin vont l'y aider...

Parue en juillet 1992, dans le numéro 186 de J'aime lire, cette histoire douce sent bon les vacances d'été, le soleil et les premières amours enfantines. Boiry, l'illustratrice, y a retrouvé ses propres souvenirs d'enfance : ses dessins sont particulièrement vivants et colorés. (Indisponible chez l'éditeur.)
 

  Le coffre aux secrets
  Je t'attends : écrire à deux, témoignages croisés

Les Minutes soudanaises : 55 poèmes d'amour pour adolescents (extraits)

  - Je t'attends, écrire à deux : témoignages croisés

— C'est pas moi qui ai commencé !
— Si !
— Non... Souviens-toi, tu avais des timbres...
— Ça n'a rien à voir. Tu t'ennuyais en vacances et...
— Je m'ennuie toujours en vacances, ça ne me donne pas forcément envie d'écrire une lettre. Et c'était pas encore les vacances. Oh, Léo, c'est toi, tout le printemps, qui m'a écrit des lettres. Un jour j'ai répondu.
— Ces lettres-là ne comptent pas, elles sont perdues...
(Léa et Léo)

 L'un de nous d'eux a pris l'initiative de rédiger la première lettre de Léa, de l'adresser à l'autre par la Poste ; l'histoire était lancée. (T. L.)

Quand Thierry m'a proposé d'écrire un roman à quatre mains, j'ai connu un moment d'hésitation. Voilà qui dérangeait mes habitudes d'auteur attaché à sa position de chef d'orchestre autoritaire et possessif, pour qui le fait d'être “maître à bord” est une condition nécessaire à la réussite de son entreprise. (F. G.)

Un roman épistolaire : une forme séduisante, un caractère fragmentaire qui permet de creuser des trous dans la narration pour y enfouir des secrets, une relance de l'histoire par chaque lettre comme un coup d'accélérateur... (T. L.)

La formule choisie avait pourtant de quoi me tenter. Un roman épistolaire, une fois répartis les correspondants entre les auteurs, laissait à chacun sa part de liberté. (F. G.)

Grâce à la liberté initiale que nous nous étions donnée, pas de plan, pas de feuille de route, pas de destins tracés à l'avance, c'est une histoire qui s'est écrite en s'écrivant. De chaque épisode rebondissait le suivant, sans préméditation mais avec un sentiment de nécéssité croissant. (F. G.)

Le fil de la plume n'est pas toujours une ligne droite. L'enthousiasme des premiers échanges, assez faciles, a cédé la place aux premières questions sur la construction, la fin de l'histoire, l'apparition de personnages secondaires et la voix qu'on leur prêtait. Puisque Françoise avait pris en charge l'un des personnages principaux et moi l'autre, nous nous sommes distribué les rôles secondaires, en l'occurrence les parents, de la même manière. (T. L.)

L'écriture a toujours respecté la forme : chaque lettre a été écrite par son rédacteur, et non à deux, et postée à l'autre. (T. L.)

Le fait de conjuguer deux styles différents a été aussi une expérience intéressante. Si chacun conservait sa “voix”, il nous a semblé, à mesure que les lettres se croisaient plus nombreuses, qu'une influence réciproque s'exerçait tandis que les liens entre les personnages se resserraient. Écrire à deux, c'était aussi se former à une autre manière d'écrire, et repartir ensuite enrichi dans sa pratique. (F. G.)

Lorsque nous avons tenu Je t'attends, donc lorsque toutes les lettres ont tissé une histoire, le travail de relecture a commencé. De nouveau un travail solitaire : Françoise a relu l'ensemble et corrigé uniquement ses lettres, j'ai fait la même chose avec mes personnages. Nous avons confronté nos corrections au cours de plusieurs séances communes, onze mois après le début de la rédaction. Le premier échange s'est fait à pas légers : chacun avait malgré tout des choses à dire du texte de l'autre. Mais ce furent des remarques prudentes ; dans ce genre d'aventure, il est primordial de respecter le travail de son compagnon d'écriture. (T. L.)

Durant toute la rédaction, le roman s'est appelé simplement Léo-Léa. À la fin, Je t'attends s'est imposé avec force. (T. L.)

Je t'attends va vivre sans nous désormais. Que vont devenir nos personnages, là, demain, maintenant ? Nous avons hâte de les retrouver... (F. G. & T. L.)

Françoise Grard & Thierry Lefèvre


 

  - Les Minutes soudanaises : 55 poèmes d'amour pour adolescents (extraits)
 
  0-La langue
C'est la langue
Qui gratte
À la porte.
C'est la langue
Qui griffe,
Qui claque.
Oh ! le vent...
Le vent qui souffle tout.
  
  3-Des frissons électriques
Yeux fermés
À tâtons,
Respirons,
Humons,
Secouons le nez en l'air,
Cheminons l'un vers l'autre ;
Comme l'odeur de ta peau
Vole les plus lointains parfums ;
Comme l'odeur de ta peau
Nage dans l'eau vive
Des frissons électriques
  
  42-Et nos sourires
Imagine un seul instant,
Blanc brillant,
Gelée du paysage,
Corps cachés,
Troncs étirés des bouleaux argentés...
Imagine un seul instant,
Le ciel tendu protégeant nos cheveux
Et nos sourires,
Et nos sourires à jamais givrés.

 

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